Bref !, Sur le fil

Les interco : l’angle mort de la démocratie locale.

 « Le vrai pouvoir aujourd’hui, c’est celui qui va présider son intercommunalité », estime Brice Soccol sur France Inter, ce 26 mars. A près les municipales qui ont permis de choisir démocratiquement les maires, se tiennent les élections des présidents des interco. Il y a là une forme d’angle mort démocratique : alors que leurs compétences se sont régulièrement accrues (au détriment des municipalités, ce ne sont pas des collectivités territoriales au sens de la Constitution, qui « s’administrent librement par des conseils élus », mais des établissements publics à caractère intercommunal (EPCI) et l’élection de l’exécutif se fait donc au suffrage indirect et non au suffrage universel direct comme pour les municipalités. Peut-être faut-il y voir une des causes de la désaffection pour le scrutin municipal, notamment dans les petites communes.

Pourquoi ne pas généraliser aux différentes formes d’intercommunalités, y compris les métropoles, le double scrutin comme cela s’est fait pour Paris (qui est aussi un département) avec les arrondissements et pour la métropole de Lyon (qui a elle aussi les compétence d’un département)  avec les communes qui la constitue. ? Cela permettrait de renforcer en même temps que l' »affectio communalis » un « affectio intercommunalis », et préparer sans douleur une réforme communale que tous nos voisins ont fait depuis longtemps et qui ont permis d’avoir des communes de taille suffisante mais qui butte en France sur de fortes résistances.

Paris, Croulebarbe, le 27 mars 2026

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *