Ce matin, j’entends Pierre Erbs sur France Info (France Inter est en grève hélas). Pierre Erbs est le président de la confédération française des retraités et un de mes anciens collaborateurs à la CCMSA. Interrogé sur l’hypothèse de non indexation es retraites, son message est clair à défaut d’être vraiment guère convaincant : tout le monde doit faire des efforts, mais pas touche aux retraités de façon spécifique. Le papier de Sandrine Foulon dans Alternatives économiques « Sous-indexer les retraites des plus riches, une fausse bonne idée » est autrement plus convaincant.
Il n’en demeure pas moins que ce serait justice que les retraités les plus aisés, comme moi, participent à l’effort de redressement des finances publiques. On peut avancer deux idées :
- Supprimer l’abattement de 10% pour frais professionnels pour le remplacer par un abattement forfaitaire : celui-ci préfigurerait pour un montant symbolique à ce stade, un futur abattement pour une retraite de base dans le cadre d’un revenu universel.
- Plutôt que des transferts de charge sur les complémentaires, qui vont se traduire par une cotisation ou une prime plus importante pour les retraités, aligner progressivement la CSG qu’ils paient sur celle des actifs, ce qui au final leur couterait moins cher.
Le problème pour un gouvernement obnubilé par le taux de prélèvement obligatoires dans le PIB, c’est que ces mesures ont tendance à l’augmenter, alors que la sous-indexation la diminue. CQFD.
La Charité, le 14 septembre 2026
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