Bravo au Conseil économique, social et environnemental (Cese) et à sa nouvelle présidente, Claire Thoury, d’avoir décidé de lancer une conférence citoyenne sur les finances publiques.
Depuis la réforme de 2021, la troisième assemblée de la République est compétente pour organiser les conférences citoyennes : c’est ainsi que, sur la base de celle sur le climat, elle a organisé celles sur la fin de vie et sur les temps de l’enfance. Mais jusqu’à présent elle avait répondu à des saisines de l’exécutif, alors qu’il s’agit là, et pour la première fois, d’une autosaisine. Une autosaisine sur un sujet qui concerne chacun d’entre nous, au quotidien, à travers les impôts et taxes (notamment la TVA) mais aussi les cotisations et contributions sociales que nous payons, comme à travers les prestations ou les services publics dont nous bénéficiont. Un sujet dont le débat électoral en cours ne permet pas de mesurer la complexité, chacun y allant de sa recette miracle.
En faisant le choix d’une conférence citoyenne, l’assemblée représentative de la société civile organisée, comme elle aime à se désigner elle-même, fait le pari d’une pédagogie reposant sur le dialogue entre les expertises, celles des sachant et celles des citoyens, de façon à sortir des slogans démagogiques. Elle a aussi le courage de sortir de la seule confrontation des points de vues de ses différentes composantes, des différents intérêts économiques ou sociaux qui sont représentés en son sein. En s’appuyant sur un échantillon représentatif de citoyens, elle redonne ainsi du sens à l’article 14 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyens : « Tous les citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d’en suivre l’emploi, et d’en déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée. »
La Charité sur Loire, le 13 septembre 2026
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